Thursday, 17 September 2020

Reflexions matinales

Hier soir, pendant une demi-minute, j'ai regardé cette icone clignoter, avec ce cercle autour de la caméra. 
Je venais juste d'écrire un truc pathétique ici, et je pleurais, et j'ai vu que tu étais là, dans cette chambre virtuelle qu'on avait décoré en vert ensemble. Pas juste en ligne - là, là.
Qu'est-ce que tu y faisais ?

Je vais pas m'en remettre, hein.
Je sais, c'est tôt, c'est normal de se sentir détruite, même humiliée. C'est normal de pleurer, d'être perdue dans un tourbillons de sentiments qui vont du désir (de toi) au mépris (de moi). C'est compliqué de me reprendre en main, parce que je ne sais pas comment tu vas, si tu es satisfait de la situation, si tu penses que finalement c'est mieux ainsi. Si tu regrettes ? Si tu es soulagé ? Si tu t'en fous ?

J'ai toujours été la mendiante dans cette histoire - c'était le cas il y a 20 ans, et ça n'a pas changé. Je me suis toujours contenté de ce que tu voulais bien me donner. Oh, j'ai quand même souvent essayé d'en avoir plus, j'ai souvent réclamé des preuves d'amour, des gestes, des mots. Mais la réponse a le plus souvent été: je fais à mon rythme. Ne me force pas. Alors j'ai du m'habituer à être reconnaissante quand ça n'était en fait pas suffisant. Et ça m'a maintenu dans un état anxieux. Et ça a renforcé mon statut de mendiante. 
C'est moche.

C'est moche et pourtant, je donnerai beaucoup pour quelques miettes de toi.

Je lisais un truc hier soir qui mettait en vis à vis l'amour et l'idolatrerie (worship). Alors, est-ce de l'amour ou de l'idolatrerie, ce sentiment que j'ai pour toi. Je ne sais plus trop pour le coup, et je vois bien que le second n'est peut-être pas sain, et pas viable, de toute façon. Pas que cette réflexion ait une importance quelconque, dans ce silence, ce désert.