Wednesday, 30 September 2020

Troy

Vraiment, entre Brad Pitt et toi, je n'hésiterai même pas une demi seconde tu sais.
Ce sera toujours toi. Toujours.

"je suis pas loin si besoin"

Ben, typiquement, si, justement.

Et pas juste loin physiquement.

A chaque fois que je suis faible, à chaque fois que j'ai un pic d'angoisse, à chaque fois que je ne suis pas la fille gentille et aidante, et que je suis la fille qui a besoin d'un peu d'aide, ça me retombe dans la gueule.
Et donc, même avec toi, j'ai bien compris.
L'intensité de mes émotions n'est pas la bienvenue, je le sais bien.
Donc, voilà, j'ai retenu la leçon, et je ne te fais plus confiance. Tu n'es justement pas là quand j'en ai BESOIN.

Friday, 25 September 2020

Ne perdons pas de temps.

J'aimerai bien retourner à notre toute première rencontre. Je ne sais même pas si tu t'en souviens. C'était en 96 ? En 95 ? Je ne suis pas sure.
Je suis rentrée dans la chambre de Fabrice - la 408. Je n'étais même pas encore avec lui à l'époque, j'étais avec Tanguy. 
Bref, Tu étais là, avec une guitare, et tes beaux cheveux un peu ébouriffés. Je me souviens avoir pensé que tu étais mignon. Je ne pense pas t'avoir parlé. Je me souviens être restée un moment assise par terre, à te regarder avec ta guitare.
Ça m'épate en y repensant. Comment est-ce que j'ai pu ne pas savoir que c'était toi ?
J'aimerai y retourner, te voir, te regarder, te dire "Raphaël ? C'est moi ! Ne perdons pas de temps, viens..."
Ne perdons pas de temps.
Ce temps que finalement je n'ai jamais eu.

Tu me manques tellement.

C'est nul cette fin d'histoire, c'est nul d'être aussi malheureuse à cause de ton silence, c'est nul que tu n'aies pas été capable de communiquer avec moi. J'ai pas envie de t'en vouloir, d'être amère, ça ne m'interesse pas du tout. Je voulais juste t'aimer, rien d'autre.

J-5

Parce que oui, finalement, je me suis décidée. Donc maintenant je compte les jours. Le calendrier est parfait - un mercredi entre ta fête et mon anniversaire, donc ça ne te pertubera pas un jour d'école - si tant est que ça te perturbe - et ça m'évitera de passer mon anniversaire à attendre un signe qui n'arrivera pas.

J'ai officiellement "laissé tomber". Je coupe les ponts. A toi de les reconstruire si tu en as envie, tu seras toujours le bienvenu, mais j'ai besoin de ne pas savoir que tu es en ligne, j'ai besoin de ne pas espérer un signe à chaque fois que j'aperçois un point vert sur ton visage, j'ai besoin d'arrêter cette obsession, cette tristesse, j'ai besoin de vivre. Aussi, j'ai besoin de savoir que tu ne peux pas m'observer silencieusement, j'ai besoin de savoir que je peux poster mes photos quotidiennes sur Facebook sans que tu ne les voies et ne les juges.
Donc, voilà. Dans 5 jours, ça s'arrête.

C'est triste. 

C'est triste dans le contexte de nos discussions du mois de juillet, où tu m'expliquais qu'on s'était mal quittés, que tu voulais réparer le passé, que ton départ soudain il y a 20 ans était dû à ton immaturité, de nos jours tu aurais géré ça différemment... et bien en fait non, en fait c'était pas vrai. Ceci dit, quand tu auras 60 ans, tu m'expliqueras peut-être qu'on est immature à 45 ans.

C'est triste parce que je t'aime. Et quand je dis que je t'aime, ça veut dire que j'ai envie de ne penser qu'à toi, de te rendre heureux, de te faire une vie douce et tendre. Parce que tu es celui que j'ai choisi, il y a longtemps, et je ne choisirai jamais un autre. Parce que j'ai envie de cheminer avec toi, parce que j'ai envie de faire l'amour avec toi, parce que j'ai envie de te parler et de t'écouter tout le temps. Mais tu as décidé que tu ne voulais pas de cet amour, alors je le garde pour moi, je le range, je l'enfouis à nouveau. Je peux vivre sans. J'avais tellement envie de vivre avec ceci dit.

C'est triste parce que cette situation m'a renvoyé a tellement de blessures profondes que j'ai du mal à reprendre ma vie là où je l'avais laissée. Il y a 20 ans, j'avais du temps pour m'occuper de moi, pour pleurer tranquillement, pour aller rigoler avec mes copains en buvant des bières, pour m'ensevelir dans le stress de mon boulot au labo, pour aller faire l'amour à des hommes qui me désiraient, pour petit à petit me sentir à nouveau vivante, aimable, aimée, acceptée, interessante, interessée. Là, je n'ai plus ce luxe, même si évidemment j'aime ma vie avec mes enfants, et je n'ai aucune envie de revenir à cette vie d'il y a 20 ans. Et même si biensur, l'amour constant de mes enfants m'aide énormément à ne pas oublier qu'en fait je ne suis pas totalement inutile. Mais ces blessures enfouies pendant longtemps me font vraiment mal à nouveau.

C'est triste parce que ça aurait pu se passer autrement. Et je ne parle même pas du plan A, où on se serait retrouvé pour un weekend en amoureux à Paris au printemps, après la pandémie, et où on aurait enfin pu s'aimer les yeux dans les yeux. Je parle du plan B, celui où tu m'expliquais ton incapacité à m'attendre, où je comprenais, où on discutait, et où cette passion et cette tendresse entre nous se transformait en une amitié solide, unique, bénévolente. Ça aurait été possible, tu sais, enfin peut-être. On ne saura jamais. 

C'est triste parce que tu vas me manquer.

C'est triste parce que je vais te faire mal en claquant la porte, et je ne veux tellement pas te faire mal.

C'est triste.

Dans 5 jours.

Thursday, 24 September 2020

quoi faire ?

Alors, quoi faire ?
Parce que là, ça frise le ridicule, et je navigue entre la colère, la peine, et l'incompréhension.

Je t'explique que ton mutisme me fait mal - et tu n'essaies même pas de communiquer. Je te pose des questions simples - tu n'y réponds pas. Je ne sais plus par où prendre le problème. Je suis blessée, démotivée, fatiguée.

Si je pouvais comprendre pourquoi tu refuses de communiquer.

Ou si aussi je pouvais juste couper les ponts et t'oublier.

Hier, je me disais que cette situation et la façon dont tu te comportes en ce moment allaient peut-être finalement me guérir de toi. Parce qu'il y a un tel manque de respect à ce niveau là que c'en est incroyable. Et ça alimente ma colère.

Et puis je me calme, et je me souviens que c'est toi. Toi. Et qu'il doit y avoir une raison à ce comportement, une souffrance, quelque chose qui te pousse à ce mutisme. Et ça alimente mon incompréhension.

Et puis je me demande pourquoi tu ne peux pas me faire confiance, partager tes difficultés, m'expliques ton fonctionement. Et ça alimente ma tristesse.

Hier soir, j'étais en colère, et je me suis dit que j'allais claquer la porte, parce que je ne supporte plus cette frustration en plus de ma peine. Je crois que ce serait la meilleure solution pour moi, pour mes besoins à moi.

Mais voilà.
Je ne peux pas penser à mes besoins à moi, c'est juste impossible quand j'ai l'impression que tu es en souffrance.

Et si je me trompe, si tu m'ignores juste parce qu'en fait tu t'en fous... mais j'ai vraiment du mal à imaginer que ce soit le cas. 

Et puis aussi - je ne couperai pas les ponts avant le 29 septembre, pas cette année. 

Après... je sais pas.
Mes besoins ou tes besoins ?...

Wednesday, 23 September 2020

wisdom.

Et juste quand je finis d'écrire que tant pis, en me parlant d'autre chose, Errol me sort: "and as I always say, do not hope. Instead: observe!".
N'espère pas, mais observe.
Oh putain la synchronicité.

Oui, effectivement, c'est sage.
Parce que l'observation objective des faits renforce clairement l'impression que l'espoir est inutile - et dans cette histoire, néfaste à mon bien-etre.

Do not hope. Instead: observe!

Et bien oui, je vois bien là.

tant pis.

Je crois que je vais laisser tomber.
Je n'ai pas le coeur à te convaincre de me répondre. Je n'ai pas la patience non plus, finalement.
Si je n'en vaux pas la peine, c'est ok. 
Si me répondre quand je m'expose à nu n'est pas ta priorité, c'est ok. C'est déchirant, mais ok.
Je ne vais pas passer plus de temps à me faire mal à moi même, en me torturant, parce que je ne suis pas devenue ton aimée. Parce que je suis devenue un problème.
Tant pis. 
Je retourne dans ma carapace.

à l'opposé.

J'ai envie de joie, de baisers, de fous-rires, de mots doux, de tendresse, de passion intense.
Ça ne se fera pas, soit. 
C'est triste, c'est déprimant, c'est tellement dommage, ça aurait été tellement beau.
Mais cette situation n'était pas possible pour toi, et je ne peux rien y faire.

Ceci dit, je n'ai aucune envie de t'expliquer en long, en large et en travers que je suis brisée, que ton silence m'a blessé, que je vis cette relation asymétrique comme injuste, que ça fait mal.
Et c'est pourtant ce que je suis entrain de faire.
Oh, j'aimerai que tu t'en rendes compte, j'aimerai que tu arrêtes de me traiter comme un problème et non un plaisir, j'aimerai même que tu m'aimes, tu vois. Mais bon...

Mais bon, il semble bien que mes désirs soient voués à l'échec, et que cette histoire se concentre uniquement sur ce qui ne m'interesse pas finalement: qui fait mal à qui, qui est le plus désemparé, et qui a les besoins les plus importants.
C'est tellement moche tout ça. C'est tellement à l'opposé de ce que je voulais t'offrir.

Tuesday, 22 September 2020

...

Tu bloques l'arrivée de mes messages en fait ?
Oh putain.

anti-féminisme de base.

Le "tu as l'air en colère, du coup il ne vaut mieux pas engager une conversation avec toi" alors que mon message n'a aucun signe extérieur de colère; je m'y exprime clairement et franchement, sans te ménager, certes, mais vraiment sans aggressivité (je n'ai pas pris en charge ton confort émotionel pour une fois, j'ai juste été franche) - 
Et bien donc cette attitude c'est TYPIQUEMENT pratriarcal. 
Oh putain. 
Je ne m'y attendais pas 
Et puis, si je t'en fais la remarque, tu vas te vexer, te défendre, parler de ça au lieu de répondre à ce qui est important, donc je dois garder ce truc pour moi. 
Et donc gérer ton confort émotionel.
Bordel. 
Même toi ?..

bancal.

Quand respecter tes besoins signifie ne pas respecter les miens, qu'est-ce que tu me conseilles de faire finalement ?

Soit on s'occupe chacun de soi-même, soit on s'occupe l'un de l'autre.
Et là, ce n'est vraiment pas le cas. C'est tout pour toi.

Évidemment, dans une relation asymétrique comme la notre, ça n'a rien d'étonnant, cette situation bancale. J'ai plus à y perdre, puisque moi je t'aime.
En attendant je perds beaucoup de moi-même - mon ego s'effrite, déjà qu'il n'était pas bien musclé, et je suppose que le mieux à faire est de couper les ponts et de faire mon deuil de toi, au plus vite. Je vivais bien avant tout ça. C'était un peu vide parfois, mais j'avais trouvé un équilibre. J'ai réussi à oublier et à refouler il y a 20 ans. C'est faisable à nouveau.

C'est faisable.

Est-ce que c'est ce que tu attends ? 
Ou est-ce que tu n'attends rien ?

secondaire.

Tout internaliser, avoir des débats internes et garder un silence de marbre, je ne sais pas faire.
J'en dis trop, je m'énerve, je me dévoile, je suis illogique, injuste, cynique, triste, bref, entière.
Je ne sais pas faire autrement !

Alors face au silence, comment est-ce que je peux gérer ?

Je t'écris ici parce que ne pas t'écrire est juste impossible, insupportable. J'explose.
Tu n'entends pas, mais au moins je m'exprime.
Ailleurs, tu entendrais peut-être, mais ton manque de réaction visible me détruirait trop. Parce que j'ai besoin d'un dialogue, et toi ce dont j'ai besoin tu t'en fous. 

Oui, donc, ce dont j'ai besoin n'est pas super important pour toi, c'est normal, c'est normal. Évidemment.
Mais du coup on est deux à protéger ce qui est important pour toi.
Et moi, bon, c'est secondaire, encore une fois.
Après tout, je suis compréhensive.
Les miettes, c'est ce que je mérite.

Ne pas rendre les autres malheureux, ma vocation. 🙄

justification vs explication

Je n'ai pas besoin que tu justifies ton silence en fait, là n'est tellement pas le problème.
J'ai besoin que tu arrêtes d'être silencieux.
Ah.

Bon, en l'écrivant, je me rends bien compte que je ne suis pas raisonable, et que finalement je dis "je comprends", je dis "j'accepte", mais en fait non. Non. Tout ça ne fait aucun sens et est bien trop douloureux.

Ton silence "parce que tu es désemparé" et mon bien-etre ne sont juste pas compatibles. 
Ton silence "parce que tu ne veux pas communiquer et que tu es passé à autre chose" serait triste, me briserait le coeur (m'a brisé le coeur), mais je peux comprendre, accepter, continuer ma vie en "gérant".
Mais l'autre, là, non.
Je ne peux pas. 
Ça ne veut tellement rien dire. 

Ou alors quoi, c'est une forme de mutisme sélectif ?

Parce que bon, les "c'est pas si simple", les "j'ai rien à dire d'autre", les "c'est trop triste" ne mènent à rien, et me maintiennent dans une douleur inutile, où je suis en limbo, où je me sens coupable de ne pas pouvoir t'offrir plus, où mon malheur est de ma faute, où finalement cet été était une farce - parce que ma position à moi n'a jamais changé, parce que mes possibilités n'ont jamais changé, parce que tout était clair. Du coup, pourquoi avoir joué ce jeu, pourquoi m'avoir fait croire que je pouvais te faire confiance, pour finalement me torturer.
Je trouve ça tellement incroyable comme déroulement.
Et très égoiste.

Parce que je peux accepter la tristesse, je peux accepter que tu décides que c'est impossible, je peux accepter que tout s'arrête, je peux accepter plein de trucs.
Mais pas ce silence "ambigu".

C'est juste insupportable.
C'est pire que... tout le reste.

C'est la colère qui s'exprime là...

Désemparée.

Tu n'aimes pas ma simplification de la situation. Ce n'est pas juste que tu ne veux pas communiquer avec moi.
Ok.
Donc, je me dois d'être compréhensive en l'absence même d'explications, et je dois aussi faire abstraction de mon caractère, de mon anxiété, de ma personalité pour ne pas interpéter ton silence de façon trop simpliste, parce qu'une absence de communication ne signifie pas que tu ne veux pas communiquer.
Bon.
Ok.

Et c'est toi qui es désemparé ?

Monday, 21 September 2020

je ne comprends pas.

Ne sais-tu vraiment pas à quel point ton silence est douloureux ?
Ne sais-tu vraiment pas que tu me fais mal ?
Parce que c'est tellement pas toi de me faire mal consciemment.
Alors tu ne t'en rends pas compte ? Mais comment est-ce possible ? Qu'est-ce que tu imagines ? 
Je ne comprends pas.

Sunday, 20 September 2020

un signe.

Et du coup je me remets à espérer un signe, un mot, une miette.
C'est con, franchement.
Je crois que tu ne te rends probablement pas compte de ma peine.

Lien.

En fait, je pensais que ne plus te parler serait difficile, mais je m'aperçois que c'est ce lien qui me manque. Pas vraiment le contenu (même si...), mais surtout le contenant. Ce fil entre nous.
Il me suffit juste de quelques points, tu vois.
Enfin. Non. C'est juste que quelques points, dans un contexte silencieux, c'est énorme. 

savoir.

Je nous re-lis. J'y passe des heures. 
J'aurai bien aimé finir cette discussion sur tes "zones d'ombres". Je ne sais vraiment pas à quoi tu faisais allusion. J'ai l'impression d'avoir raté l'occasion de te connaitre mieux, et ça m'attriste. J'ai tellement envie de tout connaitre de toi, de tout comprendre. Tu m'interesses tellement. J'aimerai passer ma vie à t'étudier. À t'observer. À partager avec toi, mais surtout à t'écouter, à te voir, à t'apprendre. Je ne me lasserai jamais de t'écouter ou de te lire. C'est ce qui rend ton silence si cruel, je suppose.

Saturday, 19 September 2020

Machine à remonter le temps...

Si seulement.

Bref

Enfin du coup j'en ai trop dit...

Oui mais bon...

Là c'est VRAIMENT raté. 

Bon, ben raté du coup.

Mais bon. Voilà. T'as pas besoin de dire grand chose tu vois......................

Ceci dit...

En même temps, tu n'as jamais dit que je ne pouvais pas t'écrire, tu as juste arrêté de répondre. 
Bref.
Non, hein.
#challenge.

challenge.

Anniversaire ou pas, et même si j'en crève d'envie, je ne t'écrirai pas aujourd'hui. Ça ne servirait à rien. C'est inutile. Tu ne veux plus de contact, alors à quoi bon.
Est-ce que tu ne veux vraiment plus de contact avec moi ?
Et pourquoi est-ce le simple fait d'écrire cette phrase me fait éclater en sanglots ?

22 ans.

C'est loin, et pourtant je ressens encore toute l'émotion de ce premier baiser.
Je t'aime tellement.

Friday, 18 September 2020

mois lunaire.

C'est la marée de nouvelle lune, on repart explorer la plage de bon matin.
La dernière fois, le mois dernier, tu étais en Bretagne, heureux, et tu m'envoyais des petits mots tendres.
J'avais passé la journée à sentir mon coeur se gonfler de bonheur en pensant à toi.
Je n'avais pas imaginé qu'1 mois plus tard, je serai enfouie dans le silence.
La chute a été rapide.

Thursday, 17 September 2020

Reflexions matinales

Hier soir, pendant une demi-minute, j'ai regardé cette icone clignoter, avec ce cercle autour de la caméra. 
Je venais juste d'écrire un truc pathétique ici, et je pleurais, et j'ai vu que tu étais là, dans cette chambre virtuelle qu'on avait décoré en vert ensemble. Pas juste en ligne - là, là.
Qu'est-ce que tu y faisais ?

Je vais pas m'en remettre, hein.
Je sais, c'est tôt, c'est normal de se sentir détruite, même humiliée. C'est normal de pleurer, d'être perdue dans un tourbillons de sentiments qui vont du désir (de toi) au mépris (de moi). C'est compliqué de me reprendre en main, parce que je ne sais pas comment tu vas, si tu es satisfait de la situation, si tu penses que finalement c'est mieux ainsi. Si tu regrettes ? Si tu es soulagé ? Si tu t'en fous ?

J'ai toujours été la mendiante dans cette histoire - c'était le cas il y a 20 ans, et ça n'a pas changé. Je me suis toujours contenté de ce que tu voulais bien me donner. Oh, j'ai quand même souvent essayé d'en avoir plus, j'ai souvent réclamé des preuves d'amour, des gestes, des mots. Mais la réponse a le plus souvent été: je fais à mon rythme. Ne me force pas. Alors j'ai du m'habituer à être reconnaissante quand ça n'était en fait pas suffisant. Et ça m'a maintenu dans un état anxieux. Et ça a renforcé mon statut de mendiante. 
C'est moche.

C'est moche et pourtant, je donnerai beaucoup pour quelques miettes de toi.

Je lisais un truc hier soir qui mettait en vis à vis l'amour et l'idolatrerie (worship). Alors, est-ce de l'amour ou de l'idolatrerie, ce sentiment que j'ai pour toi. Je ne sais plus trop pour le coup, et je vois bien que le second n'est peut-être pas sain, et pas viable, de toute façon. Pas que cette réflexion ait une importance quelconque, dans ce silence, ce désert.

irremplaçable.

C'est juste que tu es le seul, l'unique. Il n'y aura jamais personne d'autre que toi. Tu n'es simplement pas remplaçable.

Du coup, oui, j'étais capable de patience. Du coup, oui, ça ne me paraissait pas impossible. Du coup, oui, ça en valait la peine, même dans ces conditions.

Mais pas au prix de te rendre malheureux. Évidemment.

Wednesday, 16 September 2020

rien que des mots.

Une fois tu m'as dit, en parlant de notre relation d'il y a 22 ans: "Et je sais très bien ce qui m'a fait t'aimer, toi. Je pourrais te le raconter toute la soirée, mais ça n'aurait peut-être pas sa place ici"

Une autre fois, il y a même pas 3 semaines, tu m'as dit: "Je pourrai t'assurer de mille mots que non, tu n'es pas insignifiante, mais je sais très bien que cela ne calmerait pas ton anxiété magiquement. Je n'ai pas cette prétention là... Et puis en plus, ça serait peut être maladroit de répondre à l'expression de cette anxiété par des mots qui se voudraient rassurants."

C'est dommage.

Parce que franchement, je n'ai aucune idée de pourquoi tu m'as aimée à l'époque, si ce n'est que parce que moi, je t'aimais.

Parce que franchement, si je ne suis pas insignifiante, alors pourquoi me retirer même ton amitié.

active now.

Comme par exemple, là, je pourrais te parler. Enfin t'écrire. Tu verrais mes mots. Est-ce que tu serais dérangé ? attristé ? énervé ? excédé ?
Comment est-ce qu'on en est arrivé là ? 
C'est tellement triste. C'est tellement dur. Je me sens tellement... rejetée.
On avait dit que ce serait toujours un plaisir de se parler. On avait dit que ce n'était même pas un point de discussion utile, tellement c'était une évidence. Sauf que même ce lien a été détruit.
Et je pleure.

priorités.

J'ai vraiment du mal à me concentrer.
Tout l'été, je n'ai pensé qu'à toi. C'était joyeux et émouvant, mais tellement chronophage que tout le reste est passé à la trappe. 
J'avais quand même un curriculum en place pour les enfants, j'étais dans le truc, j'avais plus ou moins préparé, on avait nos habitudes - septembre et notre nouveau programme, sur lequel j'étais censée me pencher pendant l'été, me semblait super loin.
Nous voilà mi-septembre.
Je passe mon temps à penser à toi. C'est triste et déprimant, et tout autant chronophage.
Et je ne sais plus où j'en suis.
Tu as repris ta vraie vie. Je n'arrive pas à reprendre la mienne. 

Ce n'était pas juste une romance de vacances pour moi.

J'ai du mal à me concentrer.
Je commence un truc, je tombe sur un machin qui me fait penser à toi et je déraille. Je vois que tu es "en ligne" et je ne peux plus penser à autre chose.
Je n'y arrive vraiment plus.
Comment on fait pour t'oublier ?
(Non, je ne veux pas t'oublier)

Enfin, bon, heureusement que je ne suis qu'une ménagère sans réel travail, sans autre responsabilités que 2 enfants à éduquer, du coup c'est pas super grave, tout ça. 
C'est pas comme si ma vie entière était dévouée à leur éducation et que je me sens totalement en échec sur TOUS les plans maintenant.

(Oui, oh, le sarcasme c'est jamais très utile. Ça défoule ceci dit)

Tuesday, 15 September 2020

questions.

Qu'est-ce que tu fais ?
A quoi tu penses ?
Comment vas-tu ?
Ne rien savoir, ne rien demander. Ne pas pouvoir être sure que tu vas bien, que tu n'as pas besoin de parler, que tu n'es pas seul dans des pensées noires.
Pourquoi ne me laisses-tu pas t'aimer un peu ?
(Et puis si tout va bien - pourquoi me refuser ce contact ? Ou est-ce que ton bien-être dépend vraiment de ce silence ?)

triste réveil.

Pendant ces derniers mois, mon rituel de réveil est devenu: debout, 3 pas vers mon téléphone branché sur son chargeur, vérifier s'il y a une petite icone me signalant un message, puis mettre mes lunettes.
Et ce matin encore, je n'ai toujours pas changé de rituel, et j'ai un pincement au coeur et une vague de tristesse.
Avant même d'avoir mis mes lunettes.
Pas de message.
Évidemment.
(Tu étais "actif" il y a 16 minutes, si tu veux tout savoir, même si biensur tu ne liras jamais ces lignes)
Quel gachis.
Quelle tristesse.

vies parallèles et décalées

Tu dors.
Je ne dors pas.
Est-ce que tu rêves ?
A quoi tu rêves ?
Je pense à toi.
Toujours.

Monday, 14 September 2020

rêverie

Je nous imaginais ensemble.
Bizarrement, dans un TGV.
Tu me racontais un truc rigolo, et je t'écoutais en t'observant, avec mes yeux d'amoureuse éperdue.
"Mais, tu m'écoutes?"
"oui, oui"
"Non mais je vois bien, tu ne m'écoutes pas là"
"je t'aime".
Tu souris. Ce sourire. Ce sourire... 

Et je pleure, encore et encore. C'est trop injuste cette vie, trop injuste.

rien.

Je suis tellement blessée par ce silence. 
Je crois que tu n'aurais pas pu trouver de meilleure façon de me faire mal. Et même si je sais bien que ce n'était pas ton intention, c'est bel et bien le résultat obtenu.
Je me sens moins importante que jamais. Moins que rien.

Et je sais bien que ce silence n'a rien à voir avec moi. J'ai bien entendu que ta solitude est dure à vivre, et qu'écrire semble inutile voire néfaste à ton bien-être.
Je sais bien qu'il s'agit de toi et de tes besoins, pas de moi.
Pire: je le comprends.

C'est quand même lourd à porter, d'être à la fois compréhensive et rien.

ces petits riens

J'aime tellement passer mon temps à regarder les fleurs. Les détailler, les photographier, les identifier. Et voilà que chaque fleur jaune me donne envie de pleurer. C'est con.

adjectifs qualificatifs.

Utile et futile.
Insuffisante.
Ignorée.
Objectifiée.
Brisée.
Ridicule.
Pathétique.

J'aurais tellement préféré une liste d'adjectifs possessifs.

random quote

I just read something that said:

"Courage is knowing that it might hurt, and doing it anyway. 
Stupidity is the same.
And that's why life is hard".

And it's resonating big time.

silence matinal

Je ne te dis pas bonjour.
Je ne te dis pas que j'ai encore passé la moitié de la nuit réveillée, à penser à toi.
Je ne te dis pas que tu me manques.
Je ne te dis pas que j'aimerai savoir ce que tu fais, à quoi tu penses, comment vont tes enfants, tes élèves, tes amis, ta vie.
Je ne te dis rien.

Sunday, 13 September 2020

Lost.

Tu sais, je te re-lis, et je n'ai même plus aucune certitude. Mes analyses sont toutes pourries, incomplètes, je ré-écris l'histoire avec le prisme de l'anxiété, et c'est ridicule.
Parce que c'était pour de vrai, tout ça.
Juste, je ne comprends pas comment tout a basculé. Je ne comprends pas comment tu as soudainement décidé de te taire. Je ne comprends rien.
Putain Raphaël. Putain... mais pourquoi ??

Te parler me manque.
Juste te parler.
Juste être en contact.
Juste être ensemble à penser l'un à l'autre.

Putain...

Asymétrie

Tu m'as souvent dit que je te manquais. Que ma présence physique te manquait. Mais je n'ai pas su écouter, je n'ai pas réalisé que ce n'était ni une métonymie, ni une sinecdoque. C'était une vérité littérale, pas une déclaration d'amour.

Il y a eu un avant et un après. 
Avant, nous parlions, toi et moi, c'était vrai.
Après, je ne sais plus trop. Je suis rentrée dans la fonction fantasme, j'ai déraillé, j'ai élaboré, j'ai rêvé, j'ai arrêté d'écouter, surement. Enfin j'écoutais encore, mais à travers un filtre déformant.

L'avant a pansé beaucoup de blessures.
L'après a déchiré tous les bandages.

Tu me manquais. Tu me manques. Biensur.
Mais j'étais aussi remplie de toi; tes pensées, tes intentions (que j'imaginais faussement), tes mots, ta voix. Ce n'était pas rien, pour moi. C'était un bonheur immense. Incroyable. Inespéré. Ça me tenait chaud, j'étais émue, ébahie. Reconnaissante même.

Et je refusais de voir que cette relation n'était pas symétrique. Que ton manque n'était absolumment pas comblé par mes mots.
Une inéquation.
Un déséquilibre insolvable, finalement. 

Enfin, insolvable sans une bonne dose de patience et de foi. Et d'amour, donc, je suppose.

Une histoire d'amour asymétrique. Banalement.

silence & self-fulfilling prophecy.

Je crois que le truc qui me blesse le plus, c'est ce silence inexpliqué.
C'est cette idée que le silence vaut mieux que la tristesse.
Mais non bordel ! 
Enfin, tu ne me laisses pas le choix.
Et tu ne me laisses pas le choix, sans même en avoir discuté.
Toi qui mettais des "nous" partout, toi qui m'expliquais qu'il fallait dialoguer, décider ensemble, communiquer, effacer les non-dits.
En fait non, finalement.
Toi qui disais qu'on n'allait pas laisser tomber au premier obstacle, aussi. 
En fait, si.
Tu m'offres un mur de silence, et je n'ai pas le choix que de l'observer en pleurant. J'essaie d'interpréter, j'essaie d'accepter, j'essaie de ne surtout pas interpréter. Trop tard.
Je nage dans le non-dit, dans le doute, dans l'incompréhension, dans l'apitoiement, aussi. Et surtout dans le mépris de moi-meme.
Je me trouve ridicule, pathétique, et tellement pas aimable - seule à seule, le tableau n'est pas bien joli. Mais je n'ai jamais eu beaucoup de compassion pour moi - ce silence imposé a juste amplifié mes tendances naturelles.

J'aurai mieux fait de ne pas te faire confiance, de ne pas te confier mes angoisses, mes echecs et mes doutes, finalement. C'était une responsabilité trop lourde. Bien trop lourde. 
Je n'ai pas trouvé le bon équilibre entre la confiance et la vulnérabilité, et je me suis brulée au passage. 
Naïvement.
Stupidement.

Et j'ai simplement disparu, dans ce silence assourdissant.

Argument cyclique.

Ce serait tellement plus simple si je pouvais t'en vouloir. Si j'avais été déçue. Si tu n'étais qu'un homme comme les autres, si je ne te connaissais pas, si je ne te comprenais pas. 

Et en même temps je t'en veux.
Et en même temps je suis déçue.
Et en même temps tu n'es qu'un homme.
Et en même temps je ne te connais plus vraiment.

Ceci dit, je te comprends.

Moi non plus, je ne me choisirais pas.
Moi non plus, je n'ai pas supporté la solitude, et j'ai sombré, à une époque.
Moi aussi, j'ai choisi l'immédiat, le facile, les projets réalisables, le compromis.

Du coup je ne t'en veux pas.
Et tu n'es pas décevant.
Et tu es un homme humain, oui.
Et je te connais plus que tu ne le penses.

Regrets.

C'est une torture, et ça fait quoi... une semaine, un peu plus, un peu moins, je ne sais pas trop, je n'ai pas suivi, pas compris, pas entendu que la fin était là, jusqu'à ce que le silence devienne trop assourdissant pour l'ignorer.
Et je me demande. Cette agonie, est-ce que ça va s'atténuer, ou s'amplifier ? Parce qu'en fait je ne suis pas vraiment sûre. Autant je sais bien que le temps efface, en général, autant je sais bien que quand il s'agit de ce lien, de toi, de nous, le temps n'a jamais rien effacé.
On s'était mal quittés tu disais. Tu voulais réparer ce passé tu disais. Nous donner une conclusion, rétablir un équilibre, ne pas m'accabler. Je crois que c'est raté là. C'est pire.
Je préferrais être la méchante plutôt que l'insuffisante, finalement. Je préferrais être quittée plutôt que de ne pas être choisie. Je préferrais être la légende, plutôt que le fantasme de vacances.
Parce que moi, je me retrouve à préferrer l'homme au mythe, et les deux me manquent.

J'essaie.

J'essaie de m'habituer à ne plus pouvoir partager tous mes petits riens. Mes reflexions sur le passé, sur ma vie, sur mon quotidien. Oh, je sais faire, la solitude a toujours été mon domaine.
J'essaie de m'habituer à ce silence, ce rien, ce vide. Cette indifférence qui me blesse plus que tout le reste.
J'essaie de ne pas tomber dans la colère, le cynisme. De continuer à te faire confiance, de continuer à croire que je n'étais pas juste une distraction utile en attendant le tour de France, la rentrée, la vraie vie. C'est difficile.
J'essaie de ne pas oublier pourquoi je t'aime, tout en essayant d'oublier pourquoi je t'aime. C'est compliqué d'avoir le coeur brisé. C'est surtout compliqué parce qu'il était encore tout frais, ce coeur, à peine réveillé, mais réveillé en fanfare, encore naïf, pas encore prêt à se protégér, si vulnérable. Je goûte aux extrêmes, encore une fois.
J'essaie de laisser la place à ce sentiment de soulagement. Soulagement de ne pas avoir à faire mal à mes enfants - un vrai soulagement. Soulagement de ne pas avoir à être jugée, décevante, quittée. Comme si ce n'était pas justement exactement ce qui s'était passé.
J'essaie de ne pas t'imaginer me sourire, me tendre les bras, me parler, m'embrasser. C'est un echec total.
J'essaie de t'oublier. Je ne veux jamais t'oublier.
J'essaie de ne pas t'aimer. Comment on fait ?

Tu manques.

Souvent, j'ouvre cette application qui nous reliait, juste pour t'y voir. Tu es là, il y a un cercle vert sur ta photo. Je pourrais juste écrire "t'es là ?". Tu répondrais peut-être "oui". 
A quoi bon.
Et puis j'ai promis de respecter ton silence, même si je n'y arrive pas vraiment.
Ne pas t'entendre, c'est difficile. Ne pas te parler ? C'est impossible.
Alors j'ai trouvé cette solution.
Je n'ai pas téléchargé tes photos. Elles sont là, dans ce monde virtuel parallèle, ce monde où il y avait un nous. Je viens les voir, je te regarde, je m'émerveille, j'ai envie de pleurer, j'ai envie de t'embrasser. 
C'est cruel ce "c'est la vie".

Saturday, 12 September 2020

Après 8026 jours.

Depuis jeudi, j'ai passé plus de la moitié de ma vie à t'aimer.