Monday, 30 November 2020

Tout oublier

J'y arrive pas.
Mais j'aimerai bien.
Vraiment.
Ce coeur brisé est juste trop difficile à trainer.
J'y arrive pas.
Enfin, il faut bien que j'y arrive quand même.

Tu sais, je pensais avoir réussi à tourner une page.
En fait non.

Je reviens toujours au: c'est pas juste.
J'en reviens toujours au: je suis ridicule mais je n'y arrive pas.
J'en reviens toujours à pleurer quand personne ne peut me voir.
J'en reviens toujours à rêver à toi.

Alors que la recette est simple:
Tout oublier.

J'y arrive pas.

Thursday, 26 November 2020

words.

Vironika Wilde again.
She is so good at speaking for me. 
Her words make me cry, I didn't know someone else knew.

--------
18.
You tell me that you feel more than you ever have
And I confuse that with you telling me that you feel as much as I do.

(27 things I want to remember before I fall into you)

no ordinary love

J'aimerai tellement t'aimer moins.
J'aimerai tellement vivre avec toi.
J'aimerai tellement t'oublier.
J'aimerai tellement te serrer contre moi.
J'aimerai tellement ne jamais t'avoir rencontré.
J'aimerai tellement que tu sois là.

C'est toujours "tellement". Toujours excessif. Toujours trop fort. Tellement tellement. So fucking much.

Monday, 23 November 2020

blocked.

I can't afford this state of mind.
I can't let these emotions in.
It's not healthy, it's not helpful, it's even harmful.

I can't let it go, so I'll block it all.
Blocking it all is energy well spent.
It's so much work though.
So much.

And I can feel the temptation. I'm bursting to let it all flow in, to swim in it, to let the waves meet me, invigorating me, waking me up with joy.
It is winking at me from behind a very thin curtain.
I want these emotions so much.
I want HIM so much.
But

I can't afford this state of mind.
I can't let these emotions in.
It's not healthy, it's not helpful, it's even harmful.

pathétique

J'ai envie de pleurer.

J'ai du mal à savoir si ma tristesse découle de ta mélancolie, de mon incapacité à vivre avec l'idée que tu pourrais etre malheureux, de mon impuissance à te réconforter,

Ou si c'est plus une tristesse pour cette femme qui chamboule tous ses plans, qui abandonne le navire, et qui consacre des heures à penser à et à chérir un homme qui ne l'aime pas.

Et je n'arrive pas à décider quelle option est la plus pathétique.

Je suis tellement absorbée par ton bien-être, et je n'ai en même temps aucune influence sur ton bien-être. 
Aucune. 
Je ne suis rien dans ta vie, et pourtant, au moindre signe je saute à pieds joints  et sur le champ. 

Et je semble n'avoir aucun pouvoir sur mes émotions non plus.
Que je le veuille ou non (et crois-moi, je ne le veux pas), tu restes ma priorité. Tout le temps. Même quand je ne trouve rien à te répondre. Même quand je reste silenceuse pendant des jours. Même quand je veux juste t'oublier.

Je n'arrive pas à ne pas penser à toi.
Je n'arrive pas à ne pas trembler d'émotion en pensant à toi.
Je n'arrive pas à ne pas t'aimer. 
C'est juste impossible.
C'est pas juste.

Du coup je pleure, tiens.

Friday, 13 November 2020

ridicule.

C'est quand même tellement ridicule cette passion, cette adoration.
Tellement ridicule.

Et je n'ai aucune envie d'y perdre plus de temps et d'energie.

Ça n'aurait jamais marché, et je le sais. Je ne suis pas aimable, j'en ai tellement conscience. Trop entière, trop pénible, trop compliquée, trop fragile, trop conflictuelle.

Je ne sais même pas pourquoi je m'autorise à revasser à toi. C'est tellement inutile, et à tellement de niveaux.

Et l'idée qu'un jour tu seras mort et que je n'aurai plus le luxe de revasser me fait sombrer dans une crise d'angoisse sans fond.
Et pourtant, à quoi bon.

Je t'aime tellement, c'est ridicule.

Monday, 9 November 2020

After you, everything was plan B.

This one hits me hard. The poet is called Vironika Tugaleva/Wilde. And she nails it EVERY TIME.

Saturday, 7 November 2020

J'ai trop honte pour avoir mal.

J'ai refoulé. Je t'ai enterré. J'ai oublié.

Je lis des poèmes d'amour. J'entends l'écho qui gronde en sourdine. Je pense "je ne suis pas la seule". Je pense "c'est exactement ça".

Je relis nos conversations. 
Je me trouve ridicule. Tellement naïve, du haut de mes 43 ans.
Heureusement, maintenant j'ai 44 ans.

J'ai refoulé. Je t'ai enterré. J'ai oublié.

Je tombe sur ton enregistrement. Sur ta voix si belle. Sur cette chanson là. Sur ce je t'aime que tu n'as jamais écrit, jamais chanté. Jamais pensé ?

Un amour de vacances, un loisir.
J'en viens à avoir honte de ma candeur. Mais qu'est-ce que j'ai cru ?

J'ai refoulé. Je t'ai enterré. J'ai oublié.

C'était il y a une autre vie.
Ce n'était pas moi.

Je dissocie.

Quelle idée saugrenue  - pour ne pas dire stupide - de t'avoir donné tant de confiance. Je savais pourtant bien que tu pouvais me briser. 
Quelle erreur grossière - pour ne pas dire idiote - de m'être offerte en pature, si vulnérable et fragile. J'ai pourtant toujours su que je n'étais désirable que forte.

J'ai refoulé. Je t'ai enterré. J'ai oublié.

La douleur se pointe. 
Je ne la laisse pas entrer.
J'ai trop honte pour avoir mal. 

J'ai refoulé. Je t'ai enterré. J'ai oublié.