Sunday, 13 September 2020

silence & self-fulfilling prophecy.

Je crois que le truc qui me blesse le plus, c'est ce silence inexpliqué.
C'est cette idée que le silence vaut mieux que la tristesse.
Mais non bordel ! 
Enfin, tu ne me laisses pas le choix.
Et tu ne me laisses pas le choix, sans même en avoir discuté.
Toi qui mettais des "nous" partout, toi qui m'expliquais qu'il fallait dialoguer, décider ensemble, communiquer, effacer les non-dits.
En fait non, finalement.
Toi qui disais qu'on n'allait pas laisser tomber au premier obstacle, aussi. 
En fait, si.
Tu m'offres un mur de silence, et je n'ai pas le choix que de l'observer en pleurant. J'essaie d'interpréter, j'essaie d'accepter, j'essaie de ne surtout pas interpréter. Trop tard.
Je nage dans le non-dit, dans le doute, dans l'incompréhension, dans l'apitoiement, aussi. Et surtout dans le mépris de moi-meme.
Je me trouve ridicule, pathétique, et tellement pas aimable - seule à seule, le tableau n'est pas bien joli. Mais je n'ai jamais eu beaucoup de compassion pour moi - ce silence imposé a juste amplifié mes tendances naturelles.

J'aurai mieux fait de ne pas te faire confiance, de ne pas te confier mes angoisses, mes echecs et mes doutes, finalement. C'était une responsabilité trop lourde. Bien trop lourde. 
Je n'ai pas trouvé le bon équilibre entre la confiance et la vulnérabilité, et je me suis brulée au passage. 
Naïvement.
Stupidement.

Et j'ai simplement disparu, dans ce silence assourdissant.