J'ai du mal à savoir si ma tristesse découle de ta mélancolie, de mon incapacité à vivre avec l'idée que tu pourrais etre malheureux, de mon impuissance à te réconforter,
Ou si c'est plus une tristesse pour cette femme qui chamboule tous ses plans, qui abandonne le navire, et qui consacre des heures à penser à et à chérir un homme qui ne l'aime pas.
Et je n'arrive pas à décider quelle option est la plus pathétique.
Je suis tellement absorbée par ton bien-être, et je n'ai en même temps aucune influence sur ton bien-être.
Aucune.
Je ne suis rien dans ta vie, et pourtant, au moindre signe je saute à pieds joints et sur le champ.
Et je semble n'avoir aucun pouvoir sur mes émotions non plus.
Que je le veuille ou non (et crois-moi, je ne le veux pas), tu restes ma priorité. Tout le temps. Même quand je ne trouve rien à te répondre. Même quand je reste silenceuse pendant des jours. Même quand je veux juste t'oublier.
Je n'arrive pas à ne pas penser à toi.
Je n'arrive pas à ne pas trembler d'émotion en pensant à toi.
Je n'arrive pas à ne pas t'aimer.
C'est juste impossible.
C'est pas juste.
Du coup je pleure, tiens.